{"id":30581,"date":"2015-04-22T12:08:00","date_gmt":"2015-04-22T16:08:00","guid":{"rendered":"https:\/\/bonnefield.76labs.com\/?p=30581"},"modified":"2021-04-05T11:36:15","modified_gmt":"2021-04-05T15:36:15","slug":"an-open-letter-about-saskatchewan-farmland-regulation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bonnefield.com\/fr\/2015\/04\/22\/an-open-letter-about-saskatchewan-farmland-regulation\/","title":{"rendered":"Une lettre ouverte sur la r\u00e9glementation des terres agricoles en Saskatchewan"},"content":{"rendered":"<p><em>En tant que plus grand gestionnaire d&#039;investissements en terres agricoles et gestionnaire immobilier au Canada, Bonnefield a re\u00e7u de nombreuses demandes de commentaires sur la r\u00e9vision r\u00e9cemment annonc\u00e9e par la Saskatchewan de ses r\u00e8gles de propri\u00e9t\u00e9 des terres agricoles et sur l&#039;application imm\u00e9diate de r\u00e9glementations plus strictes en attendant l&#039;ach\u00e8vement de la r\u00e9vision. Plut\u00f4t que de r\u00e9pondre de mani\u00e8re fragmentaire ou incompl\u00e8te, nous avons pr\u00e9sent\u00e9 nos commentaires en d\u00e9tail ci-dessous.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Une lettre ouverte sur la r\u00e9glementation des terres agricoles en Saskatchewan<\/strong><\/p>\n<p>Le 13 avril<sup>\u00e8me<\/sup>\u00a0le gouvernement de la Saskatchewan a annonc\u00e9 une r\u00e9vision de ses r\u00e8gles en mati\u00e8re de propri\u00e9t\u00e9 des terres agricoles, qui sont d\u00e9j\u00e0 parmi les plus restrictives au Canada. Dans le m\u00eame temps, il a annonc\u00e9 des r\u00e9glementations provisoires suppl\u00e9mentaires pour emp\u00eacher la propri\u00e9t\u00e9 de terres agricoles par des fonds de pension et pour emp\u00eacher les agriculteurs \u2013 en particulier les nouveaux agriculteurs immigr\u00e9s \u2013 de recevoir des fonds de leurs amis et de leur famille rest\u00e9s au pays.<\/p>\n<p>Personne ne peut critiquer l&#039;intention du gouvernement : garantir que les agriculteurs de la Saskatchewan poss\u00e8dent et contr\u00f4lent leurs terres et qu&#039;ils ne soient pas confront\u00e9s \u00e0 une concurrence indue de la part des grandes entreprises ou des int\u00e9r\u00eats \u00e9trangers ; des objectifs louables, bien s\u00fbr. Mais malgr\u00e9 leurs intentions bien intentionn\u00e9es, de nouvelles restrictions sur la propri\u00e9t\u00e9 des terres agricoles nuiront \u00e0 la comp\u00e9titivit\u00e9 de l&#039;agriculture saskatchewanaise et augmenteront les risques financiers auxquels sont confront\u00e9s les agriculteurs de la province. Les mesures du gouvernement nuisent aux agriculteurs m\u00eames qu&#039;elles sont cens\u00e9es prot\u00e9ger.<\/p>\n<p><strong><em>Quels probl\u00e8mes ces r\u00e9glementations esp\u00e8rent-elles r\u00e9soudre ?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La d\u00e9cision de la Saskatchewan de renforcer ses r\u00e8gles en mati\u00e8re de propri\u00e9t\u00e9 des terres agricoles repose en grande partie sur des perceptions erron\u00e9es largement r\u00e9pandues \u00e0 propos de l&#039;agriculture dans la province. On croit que l\u2019agriculture commerciale \u00e9vince les fermes familiales de la Saskatchewan, alors qu\u2019en fait pratiquement toutes les tentatives d\u2019exploitation agricole \u00e0 grande \u00e9chelle au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es ont \u00e9chou\u00e9 ou fait faillite, tandis que les grandes fermes familiales ont prosp\u00e9r\u00e9. Il existe une croyance r\u00e9pandue selon laquelle les investisseurs ont fait monter le prix des terres en Saskatchewan, malgr\u00e9 les donn\u00e9es qui montrent clairement que les investisseurs en terres agricoles de la province ont pay\u00e9 moins que les agriculteurs (en tant que multiple de la valeur d&#039;\u00e9valuation) pour l&#039;achat de terres agricoles depuis 2010. Oui, les prix des terres agricoles ont augment\u00e9. a augment\u00e9 de mani\u00e8re significative en Saskatchewan au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, mais ces augmentations de prix ont \u00e9t\u00e9 parall\u00e8les \u00e0 l&#039;augmentation de la rentabilit\u00e9 agricole. Et les prix des terres agricoles dans la province sont souvent bien inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux de terres tout aussi productives ailleurs au Canada.<\/p>\n<p>D&#039;autres pr\u00e9tendent que les institutions ach\u00e8tent d&#039;\u00e9normes \u00e9tendues de terres agricoles de la province alors qu&#039;en r\u00e9alit\u00e9 les investisseurs institutionnels en terres agricoles n&#039;ont achet\u00e9 que 1% des terres agricoles n\u00e9goci\u00e9es en Saskatchewan depuis 2003, contre 99% par les agriculteurs eux-m\u00eames. On murmure \u00e9galement des inqui\u00e9tudes quant au fait que des \u00ab \u00e9trangers \u00bb ach\u00e8tent les terres agricoles de la province dans le cadre d&#039;accords clandestins avec de nouveaux immigrants. Cette pr\u00e9occupation sent la x\u00e9nophobie ou pire. La Saskatchewan \u2013 et en fait tout le Canada \u2013 a \u00e9t\u00e9 b\u00e2tie par des immigrants et s\u2019il y a une chose dont la province a autant besoin que de capitaux d\u2019investissement, ce sont de nouveaux Canadiens pour contribuer \u00e0 b\u00e2tir une \u00e9conomie provinciale prosp\u00e8re, en croissance et dynamique.<\/p>\n<p><strong><em>Les vrais d\u00e9fis<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019oppos\u00e9 de ces mythes se trouvent les d\u00e9fis r\u00e9els auxquels est confront\u00e9e l\u2019agriculture de la Saskatchewan aujourd\u2019hui. L&#039;\u00e2ge moyen des agriculteurs de la province est de 55 ans et le capital requis pour aider la prochaine g\u00e9n\u00e9ration de jeunes agriculteurs \u00e0 racheter les parts de ces retrait\u00e9s est \u00e9norme. La taille moyenne des exploitations agricoles augmente et l\u2019\u00e9quipement technologiquement avanc\u00e9 requis pour les exploiter de mani\u00e8re rentable est d\u2019un co\u00fbt prohibitif. Comment la prochaine g\u00e9n\u00e9ration d\u2019agriculteurs de la Saskatchewan ach\u00e8tera-t-elle cet \u00e9quipement et financera-t-elle ses op\u00e9rations ? Les responsables du gouvernement de la Saskatchewan ont d\u00e9clar\u00e9 publiquement que la province avait besoin d&#039;un investissement de 1,4 milliard de dollars dans les infrastructures d&#039;irrigation. Qui fera cet investissement ? Des milliards suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires dans les infrastructures de stockage et de transport suppl\u00e9mentaires pour \u00e9viter le genre de goulots d\u2019\u00e9tranglement d\u00e9sastreux dans la cha\u00eene d\u2019approvisionnement qui ont frapp\u00e9 les agriculteurs de la Saskatchewan en 2014. D\u2019o\u00f9 viendra ce capital sinon d\u2019investisseurs institutionnels comme les fonds de pension ?<\/p>\n<p>Chez Bonnefield, nous sommes r\u00e9solument pro-Canadiens. Nous sommes fiers que 1 001 TP3T des fonds que nous avons collect\u00e9s jusqu&#039;\u00e0 pr\u00e9sent proviennent de particuliers canadiens et de fonds de pension canadiens et que tout cet argent ait servi \u00e0 fournir du financement par location de terres aux agriculteurs canadiens. Pourtant, les r\u00e8gles de la Saskatchewan font qu&#039;il nous est difficile d&#039;aider les agriculteurs de cette province.<\/p>\n<p>Au cours de la derni\u00e8re ann\u00e9e seulement, Bonnefield a re\u00e7u des demandes de la part d&#039;agriculteurs de la Saskatchewan pour plus de 14 100 millions de dollars de financement par bail foncier. Mais toutes ces demandes sont rest\u00e9es lettre morte parce que le r\u00e9gulateur de la Saskatchewan estime que les fonds de pension canadiens ne sont pas admissibles \u00e0 d\u00e9tenir des terres agricoles dans la province (\u00e0 l&#039;exception du R\u00e9gime de pensions du Canada, qui \u00e9tait en quelque sorte consid\u00e9r\u00e9 comme unique admissible \u00e0 d\u00e9tenir des terres agricoles dans la province avant l&#039;entr\u00e9e en vigueur des nouvelles r\u00e8gles). annonc\u00e9 le 13 avril<sup>\u00e8me<\/sup>). Entre-temps, Bonnefield a fourni des centaines de millions de dollars \u00e0 des agriculteurs ailleurs au Canada pour les aider \u00e0 r\u00e9duire leur dette, \u00e0 \u00e9tendre leurs activit\u00e9s et \u00e0 financer des plans de rel\u00e8ve \u2013 des avantages dont les agriculteurs de la Saskatchewan se voient refuser les r\u00e8gles de propri\u00e9t\u00e9 des terres agricoles de la province. En fait, sur quelque $325 millions collect\u00e9s par Bonnefield aupr\u00e8s d&#039;investisseurs canadiens depuis 2010, moins de $12 millions sont all\u00e9s aux agriculteurs de la Saskatchewan en raison des r\u00e9glementations de cette province. Le reste a profit\u00e9 \u00e0 leurs pairs de l&#039;Alberta, du Manitoba, de l&#039;Ontario, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-\u00c9cosse.<\/p>\n<p><strong><em>Les r\u00e9glementations de la Saskatchewan nuisent aux agriculteurs<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Le pr\u00e9judice caus\u00e9 aux agriculteurs de la Saskatchewan est r\u00e9el. Ils ne peuvent pas vendre librement leurs terres, ce qui fait baisser les prix des terres et r\u00e9duit leur valeur nette \u2013 un probl\u00e8me particuli\u00e8rement important pour les agriculteurs \u00e0 la retraite. Ayant moins d\u2019options de financement \u00e0 leur disposition, les agriculteurs de la Saskatchewan d\u00e9pendent davantage de l\u2019endettement qu\u2019ils ne le seraient sans la r\u00e9glementation. En effet, les r\u00e8gles provisoires annonc\u00e9es le 13 avril<sup>\u00e8me<\/sup>\u00a0exiger que les achats de terres agricoles puissent \u00eatre financ\u00e9s uniquement par des banques agr\u00e9\u00e9es et aucun financement alternatif ou hors bilan de la part de pr\u00eateurs non bancaires ne sera autoris\u00e9. Le manque d&#039;acc\u00e8s au capital est le plus grand obstacle qui emp\u00eache les jeunes agriculteurs de se lancer dans l&#039;agriculture en Saskatchewan.<\/p>\n<p>Les niveaux d&#039;endettement \u00e9lev\u00e9s augmentent le risque op\u00e9rationnel pour les agriculteurs de la Saskatchewan et sont particuli\u00e8rement probl\u00e9matiques dans des march\u00e9s volatils comme ceux actuellement caus\u00e9s par la baisse des prix des r\u00e9coltes. Cette le\u00e7on a \u00e9t\u00e9 apprise \u00e0 ses d\u00e9pens en Saskatchewan lors de la crise agricole du d\u00e9but des ann\u00e9es 1980. Au cours des ann\u00e9es 1980, seuls les agriculteurs de la Saskatchewan pouvaient poss\u00e9der des terres agricoles dans la province, ce qui limitait consid\u00e9rablement leur acc\u00e8s au capital. En cons\u00e9quence, les agriculteurs de la Saskatchewan \u00e9taient les plus endett\u00e9s au Canada lorsque le double coup dur des taux d&#039;int\u00e9r\u00eat \u00e9lev\u00e9s et de la faiblesse des prix des r\u00e9coltes a frapp\u00e9 le secteur au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980. Non seulement les agriculteurs de la Saskatchewan ont subi une plus grande destruction de la valeur de leurs terres agricoles que les agriculteurs du reste du Canada, mais il a fallu plus de temps pour que cette valeur se r\u00e9tablisse que dans les provinces o\u00f9 les agriculteurs avaient un acc\u00e8s non r\u00e9glement\u00e9 au capital. La valeur des fermes en Saskatchewan a chut\u00e9 de 39% par rapport \u00e0 leur sommet de 1982, comparativement \u00e0 une baisse de 24% en Ontario, o\u00f9 aucune r\u00e9glementation sur la propri\u00e9t\u00e9 n&#039;\u00e9tait en vigueur. De plus, il a fallu 25 ans pour que la valeur des terres agricoles en Saskatchewan retrouve les niveaux du d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, d\u00e9truisant ainsi la richesse de toute une g\u00e9n\u00e9ration d&#039;agriculteurs. En comparaison, il n\u2019a fallu que cinq \u00e0 sept ans pour que les prix des terres agricoles rebondissent dans la plupart des autres provinces o\u00f9 les capitaux pouvaient affluer plus facilement pour recapitaliser le secteur.<\/p>\n<p><strong><em>La r\u00e9putation de la Saskatchewan en danger<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Les impacts de la r\u00e9glementation sur la propri\u00e9t\u00e9 des terres agricoles de la Saskatchewan s&#039;\u00e9tendent au-del\u00e0 du secteur agricole et au-del\u00e0 des fronti\u00e8res de la Saskatchewan. Ces r\u00e9glementations contribuent \u00e0 la r\u00e9putation internationale de la province en tant qu&#039;endroit difficile o\u00f9 investir et faire des affaires. J&#039;ai eu l&#039;exp\u00e9rience directe d&#039;entendre un public d&#039;investisseurs \u00e0 Boston ricaner ouvertement lorsque le sous-ministre de l&#039;Agriculture de la Saskatchewan a d\u00e9clar\u00e9 que la province \u00e9tait \u00ab ouverte aux affaires \u00bb et un bon endroit pour investir dans l&#039;agriculture. J&#039;ai personnellement rencontr\u00e9 certains des plus grands investisseurs en ressources naturelles au monde \u00e0 Londres, Zurich, Gen\u00e8ve et New York et je les ai entendus d\u00e9noncer la r\u00e9putation de la Saskatchewan comme \u00e9tant hostile aux affaires \u00e0 la suite de la tentative rejet\u00e9e par BHP d&#039;acqu\u00e9rir Potash Corp. ont particip\u00e9 \u00e0 des audiences du Farmland Security Board de la Saskatchewan, au cours desquelles le personnel s&#039;est plaint ouvertement et publiquement des investissements dans le secteur agricole de la province en provenance de l&#039;Ontario et d&#039;ailleurs au Canada.<\/p>\n<p>Pour r\u00e9aliser son potentiel \u00e9conomique, l&#039;\u00e9conomie de la Saskatchewan a besoin d&#039;investissements en capital de la part d&#039;investisseurs de partout au Canada et du monde entier dans un large \u00e9ventail d&#039;industries et de secteurs, y compris l&#039;agriculture. Le resserrement des r\u00e9glementations sur la propri\u00e9t\u00e9 des terres agricoles sera consid\u00e9r\u00e9 par les sceptiques comme un autre exemple de l&#039;atmosph\u00e8re paroissiale et hostile aux affaires qui r\u00e8gne dans la province et va \u00e0 l&#039;encontre des efforts louables du gouvernement Wall pour attirer les investissements internationaux en Saskatchewan.<\/p>\n<p><strong><em>De meilleures fa\u00e7ons de r\u00e9glementer l\u2019agriculture<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La plupart des Canadiens conviendraient que, dans l&#039;int\u00e9r\u00eat national, certaines industries devraient \u00eatre contr\u00f4l\u00e9es par des Canadiens. Nos secteurs bancaire et audiovisuel en sont deux exemples. Pourtant, nous avons trouv\u00e9 des moyens de garantir que les Canadiens conservent le contr\u00f4le d\u2019autres industries d\u2019importance strat\u00e9gique sans restreindre leur acc\u00e8s au capital ni les placer dans une situation de d\u00e9savantage concurrentiel. L&#039;Alberta exige que les propri\u00e9taires de terres agricoles soient sous contr\u00f4le majoritairement canadien, mais ne se soucie pas de savoir s&#039;il s&#039;agit de particuliers, de soci\u00e9t\u00e9s ou de fonds de pension. L&#039;Australie a r\u00e9cemment introduit des r\u00e8gles pour garantir que les acquisitions de terres agricoles par des \u00e9trangers d&#039;un montant sup\u00e9rieur \u00e0 15 millions A$ soient examin\u00e9es afin de garantir qu&#039;elles sont dans l&#039;int\u00e9r\u00eat national. Plusieurs gouvernements canadiens ont eu recours aux \u00ab actions privil\u00e9gi\u00e9es \u00bb lors de la privatisation d\u2019actifs afin de prot\u00e9ger des int\u00e9r\u00eats nationaux l\u00e9gitimes. Aucune de ces mesures ne restreint la libre circulation des capitaux dans la m\u00eame mesure que les r\u00e8gles de propri\u00e9t\u00e9 des terres agricoles de la Saskatchewan.<\/p>\n<p>Beaucoup se demandent si la propri\u00e9t\u00e9 des terres agricoles doit \u00eatre r\u00e9glement\u00e9e \u2013 la Colombie-Britannique, l\u2019Ontario, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-\u00c9cosse n\u2019ont pas de telles r\u00e9glementations et les agriculteurs de ces provinces b\u00e9n\u00e9ficient grandement du libre acc\u00e8s au capital. La position de la Saskatchewan concernant la propri\u00e9t\u00e9 des terres agricoles contraste fortement avec l&#039;assouplissement de la r\u00e9glementation r\u00e9gissant les industries de l&#039;uranium et de la potasse. Mais l&#039;ironie est indubitable : comme pour le p\u00e9trole et le gaz de la province, une fois la potasse et l&#039;uranium extraits, ils disparaissent \u00e0 jamais \u2013 ce n&#039;est pas le cas des terres agricoles qui resteront toujours en Saskatchewan, quel que soit leur propri\u00e9taire, et resteront toujours en production aussi longtemps que possible. tant qu&#039;il y a des bouches \u00e0 nourrir.<\/p>\n<p>Il serait peut-\u00eatre plus efficace de r\u00e9glementer qui exploite les terres agricoles de la Saskatchewan plut\u00f4t que qui en est propri\u00e9taire ou qui les finance. Pourquoi ne pas exiger que les terres agricoles de la province soient exploit\u00e9es par des agriculteurs canadiens et les laisser d\u00e9cider librement de la meilleure fa\u00e7on de financer leurs op\u00e9rations, avec qui et s&#039;ils pr\u00e9f\u00e9reraient poss\u00e9der des terres directement ou en louer une partie ou la totalit\u00e9 ?<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les preuves selon lesquelles la r\u00e9glementation des terres agricoles porte pr\u00e9judice aux agriculteurs eux-m\u00eames, il est clair que le gouvernement de la Saskatchewan a d\u00e9cid\u00e9 que les terres agricoles de la province devraient \u00eatre plus strictement r\u00e9glement\u00e9es. Nous ne pouvons qu\u2019esp\u00e9rer que ces nouvelles r\u00e9glementations ne causeront pas, par inadvertance, encore plus de tort aux agriculteurs m\u00eames qu\u2019elles sont cens\u00e9es prot\u00e9ger.<\/p>\n<p>Tom Eisenhauer<\/p>\n<p>Pr\u00e9sident, Bonnefield<\/p>\n<p>avril 2015<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Bonnefield est la plus grande soci\u00e9t\u00e9 de gestion d&#039;investissements en terres agricoles et de gestion immobili\u00e8re au Canada. \u00c0 ce jour, Bonnefield a fourni plus de $300 millions de dollars en financement de location de terres pour aider les agriculteurs canadiens \u00e0 cro\u00eetre, \u00e0 r\u00e9duire leurs dettes et \u00e0 financer leur retraite et leur succession en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-\u00c9cosse.<\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En tant que plus grand gestionnaire d&#039;investissements en terres agricoles et gestionnaire immobilier au Canada, Bonnefield a re\u00e7u de nombreuses demandes de commentaires sur la r\u00e9vision r\u00e9cemment annonc\u00e9e par la Saskatchewan de ses r\u00e8gles de propri\u00e9t\u00e9 des terres agricoles et sur l&#039;application imm\u00e9diate de r\u00e9glementations plus strictes en attendant l&#039;ach\u00e8vement de la r\u00e9vision. Plut\u00f4t que de r\u00e9pondre de mani\u00e8re fragmentaire ou incompl\u00e8te, nous avons pr\u00e9sent\u00e9 nos commentaires en d\u00e9tail ci-dessous. 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