T3 2023 – Comprendre l’impact des incendies de forêt sur l’agriculture canadienne
2023 has so far proved to be Canada’s most intense wildfire season in history. At the time of writing, approximately 135,000 square kilometres of forest and other land has been burned by wildfires and forest fires (collectively referred to as “wildland fires”) since the beginning of the year(1). Cette quantité dépasse le précédent record de superficie brûlée en une seule année, établi en 1989 lorsque 75 596 kilomètres carrés de terres à travers le Canada ont été touchés par des incendies.(2). La superficie totale des terres brûlées à ce jour en 2023 est plus de sept fois supérieure à la superficie moyenne brûlée par an au cours de la dernière décennie.(3).
While there have been numerous evacuation orders across Canada in recent months due to fires, we are relieved and thankful to report there has been no direct impact to any of Bonnefield’s farms as of the time writing. It is important to note that Canadians living and working in rural areas – including farmers and agribusiness operators, as well as the communities of which they are a part – are most directly impacted by these events.
Comme le Canada abrite de vastes forêts et prairies, les incendies ne sont pas rares pendant les mois d'été. Les incendies de forêt et les incendies de forêt se produisent généralement à partir de mai et jusqu'en septembre, la plupart des incendies se produisant dans des régions éloignées.(4). However, the intensity of wildfires in 2023 begs the question “why did this year’s wildfire season eclipse prior years so significantly, and what is the potential impact to Canada’s agricultural sector?”
Une saison des incendies inhabituellement intense
Pour situer le contexte, le Centre interagences canadien des feux de forêt a signalé qu'il y avait environ 900 feux de forêt actifs à la mi-juillet, dont la plupart étaient considérés comme des brûlages incontrôlés.(5). En mai et juin, les incendies de forêt ont persisté dans le nord de l'Alberta et le nord de la Colombie-Britannique, et les incendies de forêt dans le nord du Québec ont entraîné des niveaux sans précédent de fumée de feux de forêt et une mauvaise qualité de l'air au Québec et en Ontario ainsi que dans certaines parties du nord-est des États-Unis.(4). À la fin juin, la superficie totale des terres canadiennes brûlées par les incendies de forêt en 2023 dépassait la superficie totale brûlée en 2016, 2019, 2020 et 2022 combinées.(6) et, à la mi-juillet, le gouvernement fédéral a mobilisé les Forces armées canadiennes et la Garde côtière canadienne pour contribuer aux efforts de lutte contre les incendies en Colombie-Britannique.(7).
There are three key factors that lead to wildfires and forest fires:
1) ignition (either lightning or due to human activity)
2) hot and dry weather
3) vegetation (trees, shrubs, and brush) which is made drier and more flammable by arid weather conditions(8).
It is believed potential cumulative effects of climate change, along with woodland management practices, have increased the risk of fires starting and rapidly spreading(9). More specifically, drought conditions, high temperatures, and increased frequency of lightning strikes – which start roughly half of Canada’s fires – are thought to be the main climate change-related effects that are contributing to heightened wildfire risk(9).
This summer has been exceptionally hot with record-breaking high temperatures observed globally. In fact, the U.S. National Oceanic and Atmospheric Administration recently reported that June 2023 was the warmest June since global temperature record-keeping commenced in 1850, and the European Union’s Copernicus Climate Change Service indicated that the first two weeks of July 2023 likely represented the warmest two weeks in the planet’s history(10).
In a recent briefing, Northern Forestry Centre at the Canadian Forest Service director general Michael Norton discussed the impact that continued unusually warm and arid conditions across Canada through the summer months will likely have through the rest of the season, stating that “expected warm and dry conditions will increase wildfire risk from British Columbia and the Yukon across the country right to Western Labrador”, and that “it is anticipated that many parts of Canada will continue to see above normal fire activity”(9).
Où se produisent les incendies et comment sont-ils gérés ?
Canada is home to the third-largest forest area in the world with over 3.6 million square kilometers of forests, representing approximately 40% of the country’s total land base(11). Only 6% of Canada’s forests are privately owned by non-governmental entities such as forest companies and private owners (e.g., family-owned forests and woodlots), with provincial and territorial governments owning 90% and the federal government owning the remaining 4%(12). The primary areas that experience “normal course” wildland fire activity are southern British Columbia, and across the boreal forest that extends from Alaska across the northern parts of British Columbia, the Prairies, Ontario, Quebec, and the Maritimes(13).
Much of the country’s forested land is remote and sparsely inhabited; however, approximately 17% of that land is considered part of Canada’s wildland-urban interface (WUI)(14), où les habitations et les structures communautaires, les activités commerciales et industrielles et les infrastructures telles que les routes et les voies ferrées rencontrent ou se mêlent aux zones forestières(15). Les incendies de forêt présentent un risque important pour les zones WUI en raison de leur proximité avec la végétation naturelle qui alimente les incendies de forêt. Les chercheurs ont également noté que dans ces zones, il existe également un risque accru d'incendies dus à l'inflammation humaine.(16). De plus, la menace que représentent les incendies de forêt pour les zones WUI s'accroît au Canada et ailleurs, à mesure que les zones urbaines continuent de s'étendre vers les terres sauvages et que les zones rurales existantes connaissent une croissance démographique.
The 2016 Horse River Wildfire in Northern Alberta serves as a particularly significant example of wildfire risk in Canada’s WUI. Though firefighters attempted to suppress the blaze that began southwest of the town of Fort McMurray, Alberta, the fire grew extremely quickly as result of hot and dry weather; ultimately, 80,000 people were evacuated from the area and more than 2,400 man-made structures were lost as result of fire(17). L'impact économique total estimé de l'incendie de Horse River était de près de $9 milliards, et l'événement représente la catastrophe naturelle assurée la plus coûteuse de l'histoire du Canada.(18). Bien qu’il s’agisse d’un exemple extrême, l’incendie de Horse River illustre à quelle vitesse les incendies de forêt peuvent se transformer en catastrophes à grande échelle ayant des conséquences néfastes importantes.
Given the toll that Canadian wildland fires can take in a given year, it is important to consider where responsibility lies for fire management and how fires are managed. As noted, the majority of Canada’s forests are owned by provincial and territorial governments, which also have responsibility for wildland fire management in their respective jurisdictions(19). Les agences gouvernementales fédérales sont responsables de la gestion des incendies de forêt dans certaines zones, notamment les parcs nationaux et les bases militaires.(19), et le Canada a également conclu des accords avec d'autres pays, comme les États-Unis, pour partager leurs ressources et leur expertise en matière de lutte contre les incendies.(20).
It is worth noting that Canada’s approach to wildfire management has shifted over time. Fire suppression (fully putting out fires) was historically the primary goal of wildfire management strategies until the 1970s when recognition of fire’s ecological benefits to forests began to grow(19). The current approach to wildfire management across the country involves various levels of fire suppression ranging from complete extinguishment to limited (or no) intervention, and the decision as to whether to fight a fire or let it burn out naturally is made by the government agency responsible for fire management in the area where the fire is occurring, based on that agency’s hierarchy of fire management priorities(19). Bien que de nombreux incendies s'éteignent naturellement, la suppression active des incendies a généralement lieu dans les parties sud de la forêt boréale, où les activités humaines telles que l'exploitation forestière, l'exploitation minière, le développement urbain et l'agriculture sont plus concentrées.(14).
Fire’s Impacts on Canadian Agriculture
Les incendies de forêt présentent de nombreux risques pour les personnes, les biens et l’activité économique, même si certains peuvent être moins immédiatement apparents que d’autres. Outre le risque direct pour la vie humaine et les biens, la mauvaise qualité de l'air due à la fumée persistante d'un incendie peut avoir de graves effets néfastes sur la santé, tels que des maladies respiratoires et une détresse psychologique.(21).
D'un point de vue agricole, les rendements des cultures peuvent également être affectés par la fumée des incendies en raison de la réduction des niveaux de lumière solaire qui peut avoir un impact sur le processus de photosynthèse nécessaire à la maturation des plantes, ainsi que par l'augmentation de l'ozone troposphérique qui peut endommager les tissus végétaux.(22). Comme il est peu pratique pour les scientifiques de mener des expériences contrôlées impliquant la fumée des incendies de forêt et qu’il est donc difficile d’isoler spécifiquement les effets de la fumée d’autres facteurs qui déterminent en fin de compte les rendements des cultures, l’impact direct de la fumée des incendies de forêt sur la production agricole est inconnu ; cependant, cela reste un domaine de recherche actif, et les scientifiques se concentrent souvent sur la mesure des effets des événements de fumée au fur et à mesure qu'ils se produisent.(22).
De plus, il a été rapporté qu’une exposition prolongée à la fumée peut affecter le goût des fruits et légumes.(23). As one example, following the wildfires that affected British Columbia’s Okanagan Valley in 2021, winemakers in the region conducted lab tests on their grapes and found that high levels of airborne smoke molecules had been absorbed by the fruit(24). Ultimately, this led to wines that were bottled in the region that year being affected by “smoke taint”, or an ashy flavour profile that many winemakers view as a negative impact to the quality of the wine that can reduce the end product’s appeal and affect the marketability of a wine vintage(24). L'odeur de fumée est peut-être moins préoccupante pour les exploitants agricoles qui cultivent principalement des cultures en rangs qui ressemblent davantage à des produits de base et sont souvent transformées en produits de plus grande valeur tels que les huiles de graines. Cependant, les impacts économiques de la fumée sur les cultures de plus grande valeur, notamment les fruits et légumes, pourraient devenir une préoccupation majeure pour certains agriculteurs canadiens au fil du temps, à mesure que les incendies de forêt deviennent plus fréquents et plus intenses.
Comprendre et gérer les risques d'investissement
As a leading Canadian farmland and agriculture investment manager, we believe that it is necessary to understand the risks associated with investing in Canadian farmland to the fullest extent possible. Since inception, Bonnefield’s investment process has considered regional risk factors that can impact farming including regional soil types, typical area weather patterns, water availability, as well as investment-specific characteristics such as topography, drainage, and other similar attributes.
Though some risks (such as large-scale wildfires, or intense droughts or floods) are difficult to predict and quantify, Bonnefield has contemplated environmental risks as part of our investment process since the firm’s inception and our team has continued to enhance our analysis of these risks over time. A few examples of how our team has integrated major environmental risks into the investment process include:
- Collaboration avec notre vaste réseau d'agriculteurs partenaires et de participants de l'industrie, tels que des agronomes, des évaluateurs et des courtiers, pour comprendre et déterminer les nuances spécifiques des risques environnementaux (p. ex., inondations, grêle) qui affectent une région particulière ;
- Tirer parti de l’imagerie satellitaire et des données environnementales historiques pour mieux comprendre les tendances et conditions climatiques à long terme et récentes ; et
- Utiliser des modèles de souscription qui incluent plusieurs scénarios (par exemple, différents niveaux de rendement des cultures) et des primes de risque adaptées à une propriété agricole dans une région spécifique.
As we look ahead to the remaining summer months and beyond, it seems clear that wildfires, along with other major climate and weather events, will continue to be a major theme. However, we are heartened knowing that Bonnefield properties have not to date been directly impacted by this year’s fire activity. We also recognize that a single year of increased wildland fire activity, while notable, is not enough to draw meaningful conclusions from, or change our current practices. Indeed, a year like 2023 provides valuable insight and data to refine our understanding of climate and other risks facing the agricultural industry in Canada. Bonnefield will continue to monitor developments and use this information to support both our farm partners and our investors.
À propos de Bonnefield Financière
Bonnefield is a leading Canadian farmland and agriculture investment manager, providing financing to progressive farmers and agricultural operators through land-lease and non-controlling equity solutions. Bonnefield is dedicated to preserving farmland for farming, and the firm partners with growth-oriented operators to help them grow, reduce debt, and finance retirement and succession. The firm’s investors are individuals and institutional investors who are committed to the long-term future of Canadian agriculture. www.bonnefield.com This document is for information purposes only and does not constitute an offer or solicitation to buy or sell any securities in any jurisdiction in which an offer or solicitation is not authorized. Any such offer is made only pursuant to relevant offering documents and subscription agreements. Bonnefield funds (the “Funds”) are currently only open to investors who meet certain eligibility requirements. The Funds will not be approved or disapproved by any securities regulatory authority. Prospective investors should rely solely on the Funds’ offering documents which outline the risk factors in making a decision to invest. No representations or warranties of any kind are intended or should be inferred with respect to the economic return or the tax consequences from an investment in the Funds. The Funds are intended for sophisticated investors who can accept the risks associated with such an investment including a substantial or complete loss of their investment.
Sources:
1. Observatoire de la Terre de la NASA. (août 2023). Des feux de forêt incessants au Canada.
2. Lowrie, M. (juin 2023). Le Centre des feux de forêt déclare 2023 la pire année jamais enregistrée pour les incendies de forêt au Canada. Le Globe & Mail.
3. Ressources naturelles Canada. (juillet 2023). Rapport national sur la situation des incendies de forêt, 19 juillet 2023.
4. Bilefsky, D. et Austen, I. (juin 2023). What to Know About Canada’s Exceptional Wildfire Season. Le New York Times.
5. Dion, M. (juillet 2023). Les incendies de forêt au Canada brûlent un nombre record de 25 millions d’acres sans fin en vue. Actualités Bloomberg.
6. Anderson, D. et Syed, F. (juin 2023). It Isn’t Arson: Untangling Climate Misinformation around Canada’s Raging Wildfires. Le Narval.
7. Duhamel, F. et Skrypnek, J. (juillet 2023). L'armée canadienne se joint à la lutte contre les incendies de forêt en Colombie-Britannique. Le Globe & Mail.
8. Shingler, B. et Bruce, G. (mai 2023). Comment les feux de forêt évoluent au Canada. Nouvelles de CBC.
9. Bochove, D. (juillet 2023). Canada’s Record Wildfire Season Set to Worsen as Heat Builds. Actualités Bloomberg.
10. Erdenesanaa, D. (juillet 2023). June Was Earth’s Hottest on Record. August May Bring More of the Same. Le New York Times.
11. Ressources naturelles Canada (2022). The State of Canada’s Forests: Annual Report 2022.
12. Ressources naturelles Canada (2020). Nos ressources naturelles : forêts et foresterie, propriété des terres forestières.
13. Aziz, S. (juillet 2021). A Look at Canada’s Wildfires in Numbers and Graphics Over the Decades. Actualités mondiales.
14. Erni, S. et al. (avril 2021). Exposition de l'interface forêt-humaine et de la population canadienne aux incendies de forêt, dans les conditions climatiques actuelles et futures. Revue canadienne de recherche forestière 51(9) : 1357-1367.
15. Johnston, L. et Flannigan, M. (décembre 2018). Cartographie des zones d'interface des feux de forêt au Canada. Journal international des incendies de forêt 27(1) 1-14.
16. Radeloff, V. et coll. (mars 2018). La croissance rapide de l’interface entre les terres sauvages et les humains aux États-Unis augmente le risque d’incendies de forêt. Actes de l'Académie nationale des sciences des États-Unis d'Amérique (PNAS) 115(13) 3314-3319.
17. Sécurité publique Canada. Base de données canadienne sur les catastrophes, incendie de Fort McMurray.
18. Snowdon, W. (janvier 2017). Les coûts des incendies de forêt à Fort McMurray atteindront près de $9B, selon un nouveau rapport. Nouvelles de CBC.
19. Ressources naturelles Canada. (2021). Gestion des incendies.
20. Rabson, M. (juin 2023). L’accord partagé entre le Canada et les États-Unis en matière de réponse aux incendies de forêt comprend le partage d’équipement et de personnes. La Presse canadienne via Global News.
21. Verma, P. et coll. (juin 2023). La qualité de l'air dangereuse due à la fumée des incendies de forêt a des conséquences néfastes sur les travailleurs extérieurs. Le Washington Post.
22. Jeschke, M. (août 2021). La fumée des incendies de forêt affecte-t-elle les rendements des cultures ? Pionnier.
23. Feldmen, L. (octobre 2020). I’m Glad You Asked: The Effects of Smoke and Ash on Plants. Jardin botanique de l'Université de Californie à Berkeley.
24.Petrovich, C. (juillet 2023). Notes de feu de forêt ? Comment certains vignerons de la Colombie-Britannique sont aux prises avec la fumée. Nouvelles de CBC.